Pracandhasenamukha - La Confraternité

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#1 20-02-2019 10:03:31

Gob Da Khan
Inscrits PISE

Pas si grand.

Bonjour, bonsoir à tous.

Je vous partage ici, le texte qui m'a le plus longtemps défini, la pierre angulaire de mon enfer. Un jour j'ai découvert cette chanson ( https://www.youtube.com/watch?v=zE74WvmhhK8 ) et à peine les première notes, le premiers mots furent entendu ce fut une révélation je compris mes maux, c'est pourquoi j'en ai fait une réinterprétation personnel, en utilisant la version instrumental suivante  ( https://www.youtube.com/watch?v=0SU1Ny3aKZg ) que j'ai du écouter pendant plus de 30 heures, tout mon être en est encore imprégné malgré les années, mais maintenant je suis en paix avec cela et je n'y ressens qu'une mélancolie compatissante pour tout ceux qui vivent ce tourment.

N’hésitez pas à utiliser la version instrumentale lors de la lecture et de la faire à voix haute, ce qui s'en dégage aura un impact particulier, puissiez vous profitez de ces sentiments exacerbé, puisse t'il vous libérez des chaines du passé comme ils l'on fait pour moi.



Titre : Pas si grand  / Peine grandissante


Enfin voilà une accalmie, après une décennie de pluie.
L'atone de mon propre cyclone,  l'averse sans sieste qui m'transperce.
Je m'offre un répit, je me pose, et sans y réfléchir, m'expose...
Moi, la vie, on c'est mal compris, disons qu'je la traite de catin.
Lui demande d'me lâcher la main, j'lui fait comprendre qu'chu paniqué.
J'en ai plus grand chose à cirer. Et puis j'me sens indisposé.
J'ai l'appétit en plein déni, mon lit me fait plein d'ennui.
Sinon, j'aime pas les conventions, leurs théâtres d'improvisations.
J'en joue mal avec mes semblables, j'crois qu'on viens pas du même érable.
La foule m'asphyxie, j'en panique, parfois je coule, c'en est clinique.
J'ai préféré faire mon ermite, ronger mon frein comme une termite.
Mais la solitude se fait rude, et j'en ai marre d'me sentir prude.
J'supporte plus d'faire l'dur entre ces murs. Que faire si ce n'est prendre l'air ?!
Ça paraît clair, mais c'est l'enfer, l'amour m'abat en un éclair.
Passer l'choc, n'reste que bleu et cloque. Voilà pourquoi je reste à terre.
Alors, relève moi ! Rien qu'une fois ! Je commence à manquer de foi.
Fais juste surgir un parapluie, contre cette rustre folie qui rugis.


Pourquoi, grandir résonne en moi, comme une question de faire un choix.
Une croix sur ce que l'on vivra. Pourquoi devrais je suivre une voie ?!
Non, je ne me sens pas si grand, rien d'autre qu'un éternel enfant.
Alors, comment suis je supposé, pouvoir atteindre quoi que ce soit ?!
Dis moi, comment je peux pousser, pour voir au delà de tout ça.
Pour ne plus craindre leurs ombre porté, ce monde qui me semble si sombre.
Comment grandir pour être libre, au point d'en oublier le coin.
Comment vieillir sans devenir ivre, je n'ai rien trouvé dans les livres.
On m'aurais dit qu'il faudrait vivre, mais j'écoute pas les selon dires.
J'voudrais surpasser mes traumas, stopper cette bataille intérieur.
Toute ces peurs qui m'enserrent le cœur, cette anxiété qui viole ma paix.
J'aimerais pouvoir m'échapper, briser les chaînes que j'ai fait mienne.
M'absoudre de tout mes doutes, résoudre mes pertes de route.
Mais plus le fil se fait âgé, plus je sens qu'il en est usé.
Et si j'osais, je te dirais, qu'j'en viens à craindre pour ma santé.
Alors, relève moi ! Rien qu'une fois ! Je commence à manquer de foie.
J'ai fait du mieux que je pouvais, y aurait' il une meilleur voie ?!


Comprend, qu'je me sentirais grand, que lorsque je comprendrais mon temps.
J'aimerais plonger dans l'passé,  barboter avec mes jouets.
Isolé d'la vérité, pas désolé par ces méfaits.
Bloqué ce moment ou j'étais, pas trop au fait d'la réalité.
Replonger dans mes rêve d'enfants, où le monde étais encore grand.
Me crée un fort d'oreiller, et rester là à m'amuser.
Vagabonder entre les idées, les univers imaginaire.
Vraiment, cela me suffirais, tout simplement un autre enfant,
perdu entre les limbes du temps. Mais toute les années écoulées,
n'ont aucune goutte à remonté, et l'illusion sans fait raison.
Ne reste que ce cruel bordel, arabesque de peine et de peste.
Un sinistre amas de fatras, perdu par ici et par  là.
Cela n'devrait être surprenant, qu'au final je n'm'y retrouve pas ?!
Et pourtant je suis un tenace, c'en est entêtant, obsédant.
Ces pièces doivent bien avoir une place ?! Est ce  trop osé, que d'espérer.
Toucher cette opportunité, de réussir à réunir
le brisé, en son quelque chose ?! De parvenir à une osmose.


J'ai tenté d'glisser ces pensées indécentes, d'une main nonchalante,
bien à l'abri sous le tapis, où elle n'ferait plus aucun bruit.
S'en est suivis la découverte, une porte ouverte sur toute cette perte.
Et dans l'instant, c'est un océan bouillonnant qui tourmente mon être.
Je suis né avec des options, quelques erreurs en fabrication
J'pense que mon plan avais pris l'vent, ils ont bien du improviser.
Mais ça va, je leur en veux pas, mon mojo dépasse le quota.
Sûrement trop tu me diras, j'me demande qui te contredira.
C'est que j'en viens à hésiter, j'connais que trop son numéro.
Sans compter qui faut le porter, et il sait pas se faire léger.
J'comprend qu'ça fasse flipper, pas évident d'être submergé.
On est pas tous fais pour la course, encore moins à aimer l'apnée.
Qui voudrais donc lutter au loin, craignant l'arrivé d'une simple main.
J'en aurais passé des années, à noyer mes cris dans la nuit.
Et c'pas mon lit qui m'a appris, à faire fi des inondations.
Apaise ces mots qui me pèsent, qu'ils cessent leurs sieste dans mon cerveau.
Comprend, que mes mains trembleront, tant qu'leurs dictions n'en perdent raison.


Je ne sais pas, peut être un jour, mon esprit trouvera séjour
un repli vers ce répit sourd, qui m'a bercé étant petit.
J'aimerais pouvoir voyager, aller jusqu'au bout du chemin.
Rien qu'entrapercevoir la fin, enfin ressentir cette si simple paix.
Une bouffé cela suffirais... Et nul mots ne serait de trop,
fini les artifices obscures,  qui sévissent, ternissent le futur.
Pour qu'à nouveau je puisse être, comme si je venais de naître.
Et peu être, peu être retrouver, cette pièce, ce havre de paix céleste.
Loin de tous ce qui pointent du doigt, là où les rêves savait chanter.
Cette endroit candide où personne ne ride de froid, frissonne d'émoi.
Je suis en vie, malgré l'deni, mais grandir ou simplement vivre,
ce sont avérés compliqué, et j't'avouerais qu'je reste incertain,
sur la manière d'y arriver. J'ai scruté les reflets passé,
les méandres du présent en cendre, rien d'autre qu'un enfant apeuré,
par tout ces monstres emplis de vice, qui surgissent d'un autre monde.
Oui, je ne me sens pas si grand, rien d'autre qu'un éternel enfant.
Alors, comment suis je supposé, pouvoir atteindre quoi que ce soit ?!




Soyez 108 fois bénis, que la gratitude et la compassion vous accompagnent, je nous aime.

Nicolas.


Gratitude, Compassion. Je sers l'Absolu et c'est ma joie. Ôm.
Gratitude, Compassion. Je sers l'Absolu et c'est ma voie. Ôm.

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#2 20-02-2019 22:45:28

sykoru
Inscrits PISE

Re : Pas si grand.

Bonsoir Gob Da Khan,

Très joli texte, voici un teinté un peu pareil bien que plus court.


Analyse,

Les dédales de l’homme sont sombres
Ils nous attirent comme les décombres
Le désir de savoir est le plus fort
Il nous mène, guide nos efforts
Pour trouver ce qui dans l’ombre se cache
Un homme, un héros, un lâche?
Ou le cri perçant d’un enfant
Perdu dans la souffrance
De son éternelle errance.

Bonne nuit à tous, à demain si le soleil veut bien!

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#3 20-02-2019 22:52:24

Eríkr L'Jaagrath
Inscrits PISE

Re : Pas si grand.

Bien à vous Honnorables et talentueux poètes!

La puissance du verbe! smile
C'est bien ça, non?!

Bravo, en toutes gratitudes!

Encore, encore, encore,...

Allez, soyez bénis, en l'Amour-Force, en Unité.


Nous Sommes "l'ABSOLU"
Que la bénédiction du Suprême et les grâces
du Plan du UN sans second soit sur Nous ici et maintenant,
en l'Amour-Force inconditionnelle.

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#4 21-02-2019 07:12:11

sykoru
Inscrits PISE

Re : Pas si grand.

Bonjour,

Le soleil a décidé de se lever, une nouvelle journée se déploie, puisse-t-elle vous apporter le meilleur, que vos intentions les plus belles trouvent le chemin de leur expression.
Je continue sur ma lancée  en déposant quelques textes. Certains sont naïfs mais j’avais que 12/13 ans ça s’entend.

Héritage,

L’enfant,
Petit et innocent
Deviendra méchant
Alors on dira en parlant
Cet enfant pur et franc
Est devenu grand.

Enfant martyr

Dans ce couloir sombre
Qui m’aspire dans l’ombre
Je sens mon sang frapper mes oreilles
Sensation à nulle autre pareille.

L’angoisse m’étouffe, mon cœur se serre
Je suis enfermée dans un carcan de pierre.
Rien ne s’échappe, mon souffle, seul,
M’entoure comme un linceul
Il me rassure dans la peur
De ce que je devine sous les pleurs,
Qui par bribes saccadées déchirent mes tympans.
Souffrance atroce qu’imaginer la douleur d’un enfant.


Enfants des guerres

Bercé par un cri déchirant
Qui naît, s’enflamme et s’étend
Dans une longue plainte pour mourrir dans un gémissement
Nourri de haine, errant
Assoiffé d’amour
Enfant des guerres
De demain, d’aujourd’hui, de naguère
A ton appel le monde reste sourd.

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#5 21-02-2019 22:35:53

sykoru
Inscrits PISE

Re : Pas si grand.

Cher Gob Da Khan,

Je me suis trompée de rubrique ce matin en postant, je vous prie de m’en excuser.
Je profite du moment pour vous remercier d’avoir oser partager vos écrits, les mots reflètent assez fidèlement ce
qui vibre en nous, à un instant donné, la parole ne permet pas cela.
Je suis contente que cet espace de partage bienveillant existe, il me semble que nous avons traversé les mêmes déserts et les mêmes enfers, sûrement que d’autres ici aussi, je suis sereine maintenant mais j’avais besoin d’abandonner ces vieux souvenirs quelque part sans nuire à personne. Je pose mon fardeau ici en espérant que cela incitera d’autres à faire de même, je veux me tourner vers le beau, le bon, la magie et l’amour qui nous habitent
Ici les choses se transmutent toutes seules on dirait.


Bonne soirée à vous,
En unité

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#6 22-02-2019 08:06:46

Gob Da Khan
Inscrits PISE

Re : Pas si grand.

Bonjour, bonsoir à tous.

Ne vous inquiétez pas Sykoru, cela ne m'a nullement gêné, je profite de ce message pour vous adresser à nouveau mes félicitations pour la qualité et la simplicité de votre diction, c'est un style qui me parle et que j'ai jamais réussi à produire, je suis adapte des phrases alambiqués au jeu de mots et d'esprit imbriqué, l'on est ce que l'on est n'est ce pas ? wink

Soyez 108 fois bénis, que la gratitude et la compassion vous accompagnent, je nous aime.

Nicolas.


Gratitude, Compassion. Je sers l'Absolu et c'est ma joie. Ôm.
Gratitude, Compassion. Je sers l'Absolu et c'est ma voie. Ôm.

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#7 24-02-2019 11:16:10

sykoru
Inscrits PISE

Re : Pas si grand.

Bonjour Gob Da Khan,

J’aime vos de jeux de mots imbriqués.
Parfois on dirait qu’il y a deux pistes audio dans ma tête qui disent deux choses différentes et qui peuvent se combiner. Comme s’il y avait plusieurs couches en même temps, trop d’informations d’un coup, les mots n’arrivent pas toujours à retranscrire la complexité de ce que je ressent, tout se mêle les odeurs, les sons, les images, quelques émotions qui traînent des pieds mais qui sont là aussi, qui veulent participer.
Quand je rencontre quelqu’un en même temps que les informations sur la couleur de ses yeux et de ses cheveux , s’impriment en moi pleins d’autres informations plus subtiles qui me paraissent tout aussi fiables que ce que je vois.
Et je n’arrive pas à mettre les mots dessus, c’est un mélange de l’état émotionnel de la personne, de ce qu’elle cache même à elle même, du coup j’ai du mal avec les rapports humains. Être spontanée et prendre la personne dans son entier ou trier et communiquer qu’avec ce qu’elle veut bien.
Mais j’apprends de plus en plus à connaître les limites respectueuses de l’autre et qui me permettent aussi d’être sincère.
Bonne journée Gob Da Khan, ici le soleil est radieux.

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