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#1 26-02-2019 10:13:51

Gob Da Khan
Inscrits PISE

L'dilletant d'émotions

Bonjour, bonsoir à tous.

Je vous partage un autre écrit, un peu particulier dans sa structure, chaque couplet passe par les cinq sens (ouïe > vue > odorat > toucher > gout), et chaque couplet aborde un double thème basé sur une émotion et une action ( Dégoût / Pourrir > Colère / Brûler > Tristesse / Dessécher > Peur / Noyer > Joie / Soigner ).

Je l'ai légèrement repris afin de le sublimer et le rendre plus en phase avec ma nouvelle perception de la vie, mais il reste à 90% similaire à ce qu'il était, puissiez vous prendre autant de plaisir à le lire que j'en ai pris à l'écrire.



L'dilletant d'émotions


J'le confesse, j'aime à être en stress, en négociation d'sensations.
C'est ma passion les émotions, j'ai souhaité en faire ma maison.
Émerveillé par leurs puretés, charmé par toutes leurs variétés
Mais je n'étais pas très conscient, de la puissance de leurs torrents.
En sage, j'ai commencé très jeune, l'apprentissage de leurs tourment.
L'audition vire à l'obsession, un mépris malsain pour l'humain.
L'écho d'une parodie d'ghetto, violé par l'simulacre d'étroite.
Abusé par les rires en boite, l'ouïe fini par fuir de dépit.
Mais la vue prend vite relais, entre berlue et embué.
Tronquée sous l'regard sévère, du dégoût pour mes sœurs et frères.
Ma vision éprit d'répulsion, pourrit sans heurt sous mes paupières.
Même mon nez semblent indisposé, nécrosé par les lents relents.
Suintant l'antipathie, l'mépris, pour tout mécréants approchant.
Sous le coup d'une sale allergie , face au  fleuve de vie qui croupie.
Vl'a qu'la maladie renchérit, dérive sur mon anatomie.
J'en perd substance en devient rance, ma répugnance en mène la danse.
Écœuré par l'humanité, un simple toucher me fait gerber.
J'fini sans le moindre appétit, des haut le cœur au fil des heures.
L'gosier gâté par toute ma bile, ces vils saveurs qui m’écœurent.
Manger c'est surfait après tout, et quel intérêt sans le goût ?!


J'ai poussé au rythme des années, ma barbe en rime j'ai du raser.
j'ai découvert d'autre univers, des jouets cru pour cœur sévère.
Sexe et empoisonnement du sang, le temps des élans sans fondement.
Un ego d'ado bien trop fier, qui ne perçois que la colère.
Je l'ai tant aimé cette dernière, l'œillère, l'oublie dans la furie.
Les notes s'affolent, semblent s'emporter, et ce crépitement lancinant.
Qui monte crescendo dans mon dos, ma fureur s'ajoute au clameur.
Cris et pleurs affirment le vacarme, le bruit enflamme mon humeur d'hargne.
Mon acuité s'en voit irritée, chaque regard me fait fulminer.
L'horizon me semble destruction, tas de cendre prompt à se répandre.
Mon tableau c'est teinté d'péché, l'ego enflé d'réalité.
Modelant même l'environnant, un parfum de sang c'fait présent.
Et la moutarde me monte au nez, telle une honte criarde calciné.
J'en deviens cracheur de fumée, rancœur d'un dragon incarné.
J'crois que je suis en ébullition, ma peau cloque sous la combustion.
Le moindre contact se fait bourrasque, attisant d'son vent les frasques.
Face aux brûlures qui m'laissent impur, le toucher flambé s'voit damné.
Ne reste qu'une gueule béante, hurlante, comme enragé face au fumet.
Au sanguinolent c'répandant, lentement dans la cavité.
Gavé au rognons d'rogne cramé, l'goulot grogne d'animosité.


L'expérience des sens se faisant, la connaissance de leurs jouissances.
J'ai trouvé, choisi mon opium, mon abîme personnelle, mon dogme.
La tristesse et son synonyme,  mélancolie ma rime sublime.
Ma maîtresse avide de caresse, mon amante, elle toujours partante.
J'en ai fait mon monde, mon ombre, partenaire solitaire d'mes terres.
L'absence, le silence se font science,  la perte d'un sens comme découverte.
L'ouïe qui déraille, flétri d'ennui, l'oreille fini au seuil du deuil.
En proie à la mélancolie, sous l'emprise d'une sourde mélodie
Autour de moi que des vautours, un désert austère, une morne terre.
Aussi loin que le regard voit, aucun toit, personne si ce n'est soi.
Ma vision s'en voit racornit, pour quel raison chercher la vie.
Même l'odorat sens l'embarras, sclérosé sous l'aridité.
Rêvant d'un brin d'humidité, d'une fine pluie synonyme de vie.
Pour refleurir l'humanité, sentir ces parfums enchantés.
Retrouver le toucher divin, un câlin qui ne connais d'fin.
Ramener la conscience du sens, ne plus être momie qui brunie.
L'esseulé qui s'est desséché, si chétif, un plus mort que vif.
L'appétit perdu d'lassitude, assoiffer des dunes avalées.
D'avoir l'gosier qui semble en cendre, divaguant pour un met tendre.
Avide d'regoûter au festin, de saliver face à l'envie.


Et un jour, au détour d'une transe, j'ai entendu l'sens d'un silence.
Aperçu l'ombre sombre du nombre, j'ai vue les parts de ma nature
Déçue par l'entrevue, confus, j'ai sentit l'haleine d'mes triste restes
Le stress était plus que complexe, j'ai touché ma faiblesse, ma laisse
Mon prédateur à toute les heures, j'ai goutté ce quatre heure, la peur.
Au début, j’étais incertain, ai je vraiment bien entendu ?!
Ces cris de terreur qui résonnent, qui enserrent mon cœur sous leurs forme ?!
Serait ce la peur à l’œuvre, me rappelant mes pleutres erreur ?!
Le doute n'est à présent permis, la voilà qui sort de sont lit.
S'affichant au jour, sans détour, star des épouvantails blafards.
La peur, et ça macabre torpeur, qui déjà regarde mes couleurs.
Voila qu'mon corps en sens les torts, trop nauséeux face à l'odeur.
Au souffle fort de son haleine, rauque, fétide pour qu'on s'en souvienne.
Le glauque et putride qui me cernent, je la sens, là juste devant.
La peur a cessée son mouvement, pour me caresser doucement.
Son touché se fait si glacé, que tout mon être en est figé.
Ne reste qu'une frigide chair de poule, statue de pierre rigide qui coule.
Qui boit la tasse, goutte toute cette crasse, submerger d'une saveur d'égout.
Au relent d'effroi qui me noie, tout mon palais semble asphyxiés.
Engloutit d'une paralysie, naufragé de la tétanie.


Mais l'age à sut faire son ouvrage, atténuer ma peine et rage.
M’offrir un rien de sa sagesse, tempérance pour gérer souffrance.
Me grandir de ses souvenirs, calmer l'amour pour les rebours.
Il a nourri mon cœur d'bonheur,  permit de surpasser mes peurs.
Il m'a appris à coups d'erreurs, une vie assumé sans s'cacher.
Il semblerait que l'harmonie, souhaite combler la symphonie.
Plus une seul note discordante, seul trotte une berceuse apaisante
Si relaxante, si ravissante, que l’ouïe en joui d’être envahie.
Il semble aussi qu'mes océans, ai enfin vu le firmament.
Tant de beauté d'un monde fécondé, des univers sous mes paupières.
Le tableau a repris sa vie, sous l’œil du pinceau de la haut.
Chaque arôme m'embaume de délice, au plaisir d'orgasme olfactif.
Mon nez s'fait lutin frétillant,un enfant découvrant un champ.
Un grand  appréciant un bouquet, au fumet florale et fragrant.
Tout mon corps sans un seul effort, s'agite comme sortant d'une cuite.
Redevenu positif, j'attire, c'est fini l'satyre négatif.
Le contact se fait avec tact, l'esprit sain, un câlin serein.
L'palais entier s'voit rebattit, les fontaines gratifiant la vie.
Un palace au pilier d'atlas, remplis de mets simples ou raffinés.
Regorgeant d'homme juste et vaillant, pour croquer la pomme à pleine dent.



Soyez 108 fois bénis, que la gratitude et la compassion vous accompagnent, je nous aime.

Nicolas.


Gratitude, Compassion. Je sers l'Absolu et c'est ma joie. Ôm.
Gratitude, Compassion. Je sers l'Absolu et c'est ma voie. Ôm.

Hors ligne

#2 26-02-2019 21:00:09

sykoru
Inscrits PISE

Re : L'dilletant d'émotions

Bonsoir Gob Da Khan,

Sensible aux mots, j’ai éprouvé du dégoût à la première strophe, vos mots m’ont emporté avec eux dans les tréfonds de vos turpitudes et la dernière strophes a laissé flotter en moi une douce brise, qui flotte encore.
Merci pour ce très beau texte, votre langage m’est très familier, j’ai l’impression de parler la même langue que vous. Étrangère dans ce monde, j’aime à savoir que désormais nous sommes plusieurs à parler la même langue.
Bonne soirée
Au plaisir de vous relire...

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